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CPM - Alex Têtu : «Pour un choix libre, responsable, durable et approprié»
Notre-Dame-de-La-Salette, Grand-Baie - Rs 2,2 M de travaux financés entièrement par des paroissiens


CPM

Alex Têtu : «Pour un choix libre, responsable, durable et approprié»

Le taux de divorce est en constante hausse à Maurice : 1133 divorces pour 11294 mariages en 2005. Et ce parmi toutes communautés confondues et diverses couches sociales. Face à cette société en crise, l’Eglise n’y échappe pas. «Va-t-on demeurer les bras croisés devant cette épidémie de divorces? Ou devra-t-on se préparer sérieusement, voire humainement, pour le mariage?», s’interroge le père Alex Têtu, aumônier national des Cours de préparation au mariage (CPM).


Quelques couples animateurs et fiancés lors du CPM 2006 à Mon Loisir.
Une meilleure préparation au mariage. Telle est la réponse du père Alex Têtu face à l’échec qui guette les couples, la famille et la société. Idée qui lui trotte dans sa tête depuis une bonne dizaine d’années. Son objectif : présenter un cours dynamique aux fiancés les rejoignant dans leur expérience quotidienne. Avec ses talents et ses acquis grâce à une formation dans le domaine de la psychologie, le père Têtu a ainsi concocté un programme depuis 2003. Et une année plus tard, il a commencé à révolutionner le monde du CPM avec son nouveau cours, unique en son genre, dont un tiers comporte un aspect psychologique intéressant à plus d’un titre. Cours qui est avant tout une formation humaine destinée à toute personne, indépendamment de sa religion, culture ou classe sociale.

Choix libre

Etalé sur neuf semaines, ce cours rejoint la personne dans toute sa globalité afin qu’elle puisse faire un choix libre, responsable, durable et approprié. «Ce que nous avons vécu de 0 à 6 ans a un impact direct sur notre comportement d’adultes et que, bien souvent, nous ignorons», précise-t-il. «Et si certaines étapes cruciales de la vie ont été mal vécues, certainement cela aura une incidence sur le comportement de la personne», poursuit-il. «Le couple doit savoir à quoi et sur quoi il s’engage. S’il y a des choses à remédier, à changer, il doit le faire avant le mariage», insiste le père Alex Têtu. Après c’est déjà trop tard. Une personne ne peut changer l’autre, précise toutefois le père Têtu. En revanche, par amour pour son partenaire, elle peut faire un effort de changer telle ou telle chose sur son terrain qui risquerait de déranger l’harmonie et la durabilité du couple. C’est dans ce sens que le père Alex Têtu les emmène à réfléchir afin de les faire avancer dans une relation constructive. «Si la capacité d’entrer en relation d’un des deux est hypothéquée dès le départ, comment une telle relation peut-elle durer ?», s’interroge-t-il.

Sacrement

Le mariage catholique est exigeant, souligne le prêtre. C’est un sacrement, un engagement pour toute la vie. D’où l’importance que les choses soient claires au départ entre les fiancés. Rien à se cacher l’un à l’autre, aucune pression interne ou externe. Voir l’autre en vérité tel qu’il est et l’accepter ainsi. Une fois ces prises de conscience faites, ils sont amenés à assumer pleinement leur «oui». Ce choix implique beaucoup de renoncements. Et c’est un choix à renouveler chaque jour pendant leur vie de mariage. L’objectif est de créer une relation de confiance, durable et profonde dans la relation du couple, affirme-t-il. Après douze séances de formation avec quelques couples formateurs, la première session a été donnée en 2004, à Saint-Jean. A Mon Loisir en 2005 et 2006. Cette année, le cours a pris un plus grand essor – un par trimestre – à Saint-Julien et Saint-Paul. La 6e session vient tout juste de débuter le dimanche 16 septembre au collège BPS. Le cours touche, dans un premier temps, les fiancés en projet de mariage. Ceux qui sont déjà mariés sont aussi concernés afin de parfaire leur relation. De même que les éventuels animateurs. Ils sont ainsi divisés en trois groupes et, semaine après semaine, chaque personne est invitée, dans un premier temps, à répondre à un même questionnaire. Un exposé par le prêtre leur est ensuite donné sur un sujet spécifique. Exposé appuyé ensuite par les témoignages vécus des couples formateurs accompagnant le père Têtu depuis 2004. Les couples sont ensuite placés en carrefours, selon leur groupe, avec des questions à travailler. Notons qu’à chaque séance, le père Têtu tire la sonnette d’alarme sur les possibles dangers et les petites choses qui, à première vue, si on ne fait pas attention, pourraient à la longue, de manière subtile, mener les couples à la rupture. S’il n’y a pas de concession de part et d’autre, si chacun ne fait pas de changements sur son propre terrain sur telle ou telle chose, les couples les plus amoureux finissent par des naufrages et se cassent ainsi la figure, précise le prêtre.

Richesse

A la fin de chaque séance, chacun est invité à soumettre une évaluation individuelle qui permet au prêtre à réagencer son programme selon certains besoins. «Le cours n’est pas statique. Sa richesse, c’est qu’il bouge tout le temps. Il est sans cesse remis à niveau», insiste le père Têtu. Après une remontée et les réponses aux questions, les fiancés partent vers 16h30, avec un suivi à faire pendant la semaine. La prochaine heure est consacrée aux couples mariés. Et un temps plus élaboré pour les animateurs, qui partent à 18h30, leur permettant d’avoir une plus grande panoplie des préoccupations des couples fiancés et mariés. «Les expériences des uns et des autres apportent une richesse considérable à chacun», conclut le père Têtu.

Sandra Potié

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Les paroissiens fiers de leur nouvelle église.

Notre-Dame-de-La-Salette, Grand-Baie

Rs 2,2 M de travaux financés entièrement par des paroissiens

22 juillet 2007. Réouverture de l’église Notre-Dame-de-La-Salette, Grand-Baie, après plusieurs mois de travaux de rénovation estimés à Rs 2,2 M. Une messe a été présidée par Mgr Maurice E. Piat et concélébrée par les pères Philippe Goupille et Jacques Brown cet après-midi-là.

Endommagée surtout après le passage du cyclone Gamede, l’église Notre-Dame-de-La-Salette, construite en 1862, avait un besoin urgent d’être rénovée. Cette rénovation a été rendue possible grâce à la générosité des paroissiens. Les travaux, pris en main par Hervé Henry, Gilbert Ménagé et Bernard Lagane, ont débuté à la mi-janvier. Après une vérification du toit, constat a été fait que les termites avaient ravagé sa partie centrale. Quelques autres parties avaient été abîmées à cause de l’infiltration d’eau de pluie.

C’est ainsi que l’équipe a procédé à l’élimination des termites en injectant des termiticides sur les bases des murs, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’église. La partie centrale du toit a ensuite été échangée. Environ 25% des bardeaux ont été remplacés. Les bardeaux en teck ont été réutilisés dans la mesure du possible.Au cas contraire, ils ont été remplacés par ceux en pin traité. La toiture de la tour, complètement endommagée par les termites, a dû être refaite. Les contre-plaqués des murs supérieurs, gardant l’humidité et servant de passage pour les termites, ont été enlevés. Les murs ont dû ainsi être réparés par la suite. La peinture a été entièrement refaite avec de nouvelles couleurs, donnant un aspect plus clair à l’église. Les nombreuses couches de peinture sur la porte d’entrée en teck ont été enlevées. Elle a ensuite été revernie pour retrouver son aspect original. Deux nouvelles portes vernies ont été placées. Le système électrique a donné place à une nouvelle installation, une nouvelle sonorisation et des bancs réparés. De nouveaux bancs vont être faits et placés graduellement. L’église a été complètement relavée au Karcher et l’allée centrale menant à l’église élargie de 4 à 6 mètres. Notons qu’outre les travaux de réparation, l’idée était aussi de redonner à cette église autant que possible son «look» original. Un fonds a aussi été créé pour le maintien de l’église.


Mgr Piat invitant les enfants à se joindre à lui autour de l’autel pendant la consécration.
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21 au 27 septembre 2007